C’est la rentrée ! Voici les options des enseignants/animateurs pour introduire le logiciel musical Pizzicato dans leur école/association de musique

 

Vous êtes enseignant dans une académie ou un conservatoire de musique ou membre actif d’une association qui assure la promotion de l’enseignement musical et c’est la rentrée. Comment partager à vos élèves ou choristes les avantages du logiciel de composition et notation musicale Pizzicato dans vos classes ?

Que vous choisissiez une formule payante ou le programme éducation gratuit, sachez que les professeurs de musique et les responsables d’associations qui ont du succès avec leurs élèves quand ils utilisent Pizzicato ont une chose en commun : ils acquièrent Pizzicato pour leurs élèves, ils sont désireux que leurs élèves puissent, comme eux, profiter des avantages de l’outil informatique pour construire eux-mêmes leur savoir et le tester. Non indépendamment du cours donné en classe, mais en plus du cours.

Cette approche leur permet d’implémenter Pizzicato dans l’école de musique où ils sont, auprès de tous leurs étudiants. Le logiciel devient partie intégrante de leur travail pour le cours ou pour la chorale.

Ceci dit, vous êtes peut-être déjà personnellement convaincu de l’intérêt d’utiliser Pizzicato en classe, mais vous êtes confronté à l’une de ces difficultés :

  • Les administrateurs de votre école/programme de musique sont réticents à l’idée de payer un logiciel musical, pour des raisons d’ordre financier (aucun budget prévu pour un tel poste).
  • Les administrateurs n’ont pas d’argent pour payer un logiciel musical.
  • Les administrateurs ne veulent pas introduire un logiciel musical gratuit dans l’école, pour des raisons d’ordre pédagogique (appréhension par rapport à l’introduction de l’informatique dans le cadre habituel).
  • Les administrateurs n’ont pas la possibilité d’acquérir des ordinateurs et/ou une salle pour les y installer (bâtiments exigus).

Voici quelques pistes de solution possibles à explorer avec l’accord (et si possible la collaboration active) des administrateurs de l’établissement ou vous donnez cours ou animez une activité musicale:

  • Faire appel à des fonds publics pour acquérir Pizzicato (fonds pour la musique, fonds pour la technologie, fonds éducatifs divers)
  • Mettre sur pieds une activité dont les bénéfices serviront à acquérir Pizzicato (concert, souper festif, tombola)
  • Organiser une levée de fonds destinée à l’acquisition de Pizzicato, au sein de l’établissement (il s’agit plus particulièrement ici de faire appel à la bonne volonté des parents)

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Introduire le programme éducation gratuit de Pizzicato et vous y investir un peu pour susciter l’intérêt des élèves est, généralement, une toute première étape pour laquelle vous êtes « maître à bord » car nous avons équipé près de 2000 établissements où la musique est à l’honneur en Francophonie et nous n’avons jamais eu d’écho de directeurs a priori défavorables à l’introduction de ce programme. C’est dire que, pour que l’idée de l’utilisation régulière d’un logiciel dans le cadre d’une école de musique s’impose petit à petit, le désir des enseignants est essentiel.

Il vous appartient de déterminer la pédagogie à utiliser, la place que vous souhaitez accorder au programme dans le cadre de vos cours. Nous vous partageons sur la page mentionnée ci-dessous tout ce qui nous est revenu de vos collègues quant à leur manière de faire, mais même s’il y a des lignes directrices dans la manière de prendre en main un logiciel et d’en faire profiter les élèves, même si nous proposons des exercices pas à pas, chaque enseignant désire généralement se les approprier et organiser ses propres séquences.

Vous êtes prêt à investir un peu de votre temps pour faire connaître gratuitement à vos élèves un outil qui les motivera et est en phase avec leur manière d’apprendre lorsqu’ils rentrent chez eux ? Vous désirez convaincre l’ensemble de la direction de l’établissement de l’utilité d’un logiciel musical pour vos élèves ? Nous vous rappelons le lien qui présente le programme éducatif (version gratuite et versions payantes) de Pizzicato : http://www.arpegemusique.com/logiciel-education-musicale.htm et que vous pouvez adresser toute question à : info@arpegemusique.com

Bonne rentrée avec Pizzicato !

 

Françoise Delsaux

Arpège Musique

Programme éducation

L’information musicale recherchée par les auditeurs et comment les compositeurs de musique et les interprètes peuvent y pourvoir

 

Nous le savons depuis des décennies: l’information est un atout important pour évoluer dans la société. En réalité, il n’y a «rien de nouveau sous le soleil», si l’on peut dire: l’éducation est une transmission d’information et elle a toujours contribué à construire des groupes humains meilleurs. La nouveauté réside peut-être dans le fait que de plus en plus d’individus isolés, aujourd’hui, peuvent pallier aux manques de l’éducation traditionnelle et la compléter plus facilement que 1000 ou même 100 ans plus tôt.

En matière d’information musicale, pour mieux comprendre l’individu qui cherche à compléter quelque culture musicale et satisfaire à ses besoins, les compositeurs et interprètes peuvent se poser ces deux questions:

De quel type d’information musicale les auditeurs ont-ils besoin?
Quelles stratégies mettent-ils en oeuvre pour trouver de l’information musicale?

Dans une recherche pointue (Lee et Downie), j’ai trouvé que les auditeurs recherchent de l’information musicale pour construire leurs collections musicales, vérifier les titres des pièces de musique et les noms des artistes, trouver des paroles de chansons, etc.

Ces buts clairs et concrets sont atteints:

  • physiquement (via des visites chez des amis, dans les magasins de musique, les bibliothèques musicales ou encore les églises, les cafés ou les sessions musicales en tous genres)
  • via internet (recherche d’enregistrements, de fichiers musicaux, de nouvelles, d’informations sur les styles musicaux, de vidéos, etc)

tout cela est clair et évident. Une autre évidence apparaît: les musiciens professionnels ont besoin de se déplacer dans l’espace physique afin de se faire mieux connaître et il leur est nécessaire de publier leurs partitions de musique sur internet.

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Et en matière d’aide à la publication et à la diffusion de partitions de musique, un logiciel de composition et notation musicale comme Pizzicato peut les aider à s’auto-publier ou à être publiés par un éditeur professionnel (comme cela est déjà arrivé à une utilisatrice fervente de Pizzicato, ainsi que nous l’avons expliqué dans un post précédent).

Tous les musiciens trouveront de l’information relative à Pizzicato à l’adresse http://www.arpegemusique.com (version de démonstration et guide d’utilisation à télécharger gratuitement, présentation de produits, support technique et e-boutique).

Musicalement,
Françoise Delsaux
Arpège Musique
Online Marketing

Musiciens et consommation de musique – Comment le musicien peut attirer de nouveaux auditeurs

 

La musique en tant que phénomène lié à des processus mentaux, émotionnels et physiologiques

La raison pour laquelle la plupart des gens prennent part à une activité musicale, que ce soit la composition, la performance ou l’écoute est que la musique est capable de susciter en eux des émotions profondes et porteuses de sens (recherche faite par Sloboda).

Par ailleurs, la pensée musicale offre un accès plus direct aux procédés mentaux plus direct que celui donné par le discours linguistique parce que la manipulation et le rappel de la perception sont des processus plus inhérents à la musique qu’au langage. Ecouter de la musique requiert d’effectuer une discrimination et une assimilation de la mélodie, du rythme, du tempo, de l’instrumentation, etc. via une série de processus complexes (recherche faite par Hantz).

La musique comme produit – le comportement d’achat

Pour l’instant, peu d’analyses ont été faites dans le cadre de la recherche en matière de consommation afin d’explorer les raisons pour lesquelles les gens consomment de la musique. A un niveau scientifique, l’analyse objective de la musique en tant que produit a été relativement ignorée.

Néanmoins, tout le monde sait que la musique est assez fréquemment découverte via des canaux tels qu’internet, la radio et la télévision avant d’être achetée.

Des consommateurs peuvent acheter le dernier album de tel artiste ou tel ensemble spécifique sans même l’avoir écouté au préalable, forts de leur connaissance de l’artiste ou de l’ensemble en question, même en musique classique.

Toutefois, dans ce cas, les dits consommateurs ont des attentes basées sur ces expériences antérieures et autres recommandations musicales données par d’autres auditeurs, par des moteurs de recherche ou des plates-formes d’écoute de musique.

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Quelles caractéristiques des consommateurs et quelles caractéristiques de la musique peuvent-elles interagir afin de mener à la consommation et à l’achat? Qu’est-ce qui peut expliquer les préférences musicales et le comportement d’achat? Des chercheurs (tels que Hirschman) ont écrit que l’écoute de musique, en tant que divertissement, permet de supporter plus facilement les situations désagréables de la vie quotidienne. Un second facteur, la «projection de rôle», pourrait être associé aux vidéos de musique et permettrait aux individus de se projeter dans le rôle d’un personnage particulier. Troisièmement, l’achat de produits aiderait à développer sa fantaisie et à «augmenter la réalité».

Comment le musicien peut attirer de nouveaux auditeurs

Si le musicien, que ce soit un compositeur ou un interprète, est conscient que tous les auditeurs désirent de la nouveauté et la recherche, il peut par répercussion devenir plus confiant dans sa capacité à atteindre de nouveaux auditeurs, qui peuvent devenir de nouveaux clients. Les moyens pour assurer soi-même la promotion de sa musique sont nombreux, de nos jours : sites de partage (audio, vidéo, partitions, livres), les plates-formes de vente, etc. Plus personne ne peut prétendre qu’il lui est impossible d’atteindre quelque audience et d’obtenir quelque revenu.

Et pour publier soi-même ses partitions de musique, un logiciel comme ‘Pizzicato Professionnel’ peut vous aider. Il a déjà desservi les buts de musiciens professionnels qui ont écrit des oeuvres pour la radio ou des orchestres nationaux ou encore publié des méthodes de musique auprès d’éditeurs prestigieux…

Vous pouvez découvrir Pizzicato sur le site internet http://www.arpegemusique.com

Musicalement,

Françoise Delsaux

Arpège Musique

Online Marketing

Les perceptions physiologiques et émotionnelles des compositeurs, interprètes et mélomanes dans le contexte digital

 

Les compositeurs, les interprètes et les auditeurs – leurs compétences et leur répertoire musical

En matière de musique, les spécialistes de l’intelligence artificielle aident leurs lecteurs à comprendre que le cerveau est le lieu d’où partent les ordres procédant à la création de représentations motrices (par exemple le chant) et de représentations perceptuelles (par exemple l’écoute de musique).

Et en effet toute la pratique musicale est contenue dans ces trois mots: création, jeu et écoute. Le jeu et l’écoute permettent à l’interprète d’accroître le nombre de pièces musicales inclues dans leur répertoire. Et bien sûr cette augmentation permet aux musiciens aussi bien amateurs que professionnels d’accroître le nombre d’opportunités pour prester des performances.

L’informatique musicale n’a pas créé cette réalité qui veut que les musiciens qui travaillent de plus en plus chaque jour pour comprendre la musique progressent inévitablement. Néanmoins, elle peut contribuer à renforcer aussi bien la mémoire perpétuelle des musiciens que leur capacité à créer de nouvelles pièces musicales.

Les auditeurs et leurs émotions – la musique comme source de bien-être

Il est évident que les personnes qui ont choisi d’étudier la musique en vue d’y développer leur carrière ainsi que ceux qui, à l’âge adulte, commencent à y consacrer une bonne partie de leur temps, aiment la musique, éprouvent du bien-être et sont sensibles à la fois aux sensations physiologiques et aux émotions que la musique fait naître en eux.

Maintenant qu’en est-il des mélomanes? C’est la même chose pour eux, excepté bien sûr qu’ils créent uniquement des représentations perceptuelles de la musique, aussi, leur rôle est plus passif.

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Leur situation intéresse la musicothérapie. Il y a en effet des musiciens qui ont acquis une connaissance suffisante dans les domaines de la psychologie et de la santé pour pouvoir prétendre aider les personnes à travers la musique ou tout simplement de leur permettre d’explorer de nouveaux aspects de leur personnalité. La personne qualifiée en musicothérapie produit alors des représentations motrices pour interagir avec leurs clients.

Pour tous les musiciens

Je signale à tous les musiciens (compositeurs, interprètes, etc.) que le logiciel de composition et notation musicale Pizzicato peut leur être utile dans le cadre de leur travail. Treize produits sont décrits à l’adresse http://www.arpegemusique.com, une version de démonstration peut être téléchargée librement, de même que les guides complets d’utilisation des produits et plus d’une centaine de lettres d’information relatives à la composition musicale intuitive.

Musicalement,

Françoise Delsaux

Arpège Musique

Online Marketing

Oser composer de la musique

Une des principales barrières à la composition, c’est de penser qu’avec peu de connaissances musicales, il est impossible de s’y lancer. Une autre variante est de penser qu’il faut être extrêmement connaisseur pour oser s’y lancer. On voit donc de très bons musiciens effrayés à l’idée d’oser placer quelques notes à eux sur papier à portées…

La peur de ne pas écrire un chef-d’oeuvre du premier coup ? De paraître ridicule à des oreilles plus expérimentées ? En fait il suffit d’oser. Puis de persévérer et de travailler. Car bien entendu, on n’y arrivera pas parfaitement du premier coup. Mais qui a vu les premières partitions griffonnées de Mozart, Bach ou Chopin ? Probablement qu’ils n’en étaient pas fiers eux-mêmes, mais ils ont persévéré et travaillé. Et avec leur talent, ils ont émergé à un niveau très élevé.

Entre interpréter et composer, il y a une différence qualitative. Ce n’est pas nécessairement un degré meilleur de connaissance de la musique ou d’un instrument. Ainsi trouve-t-on de très bons interprètes incapables d’improviser trois notes et d’un autre côté des musiciens ne sachant pas lire une note mais capables de composer des musiques magnifiques.

D’où vient leur aptitude à composer ? Ils osent. Ils ont l’audace nécessaire pour s’y lancer. Comme pour l’apprentissage d’une langue, une fois que l’on connaît quelques mots et phrases, il faut oser se lancer, en sachant bien que l’on fera des fautes. On n’attend pas de connaître par coeur tout le dictionnaire pour commencer à parler (le monde serait bien silencieux…) !

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Interpréter de la musique, c’est répéter à sa façon ce que quelqu’un a écrit. Même si cela demande un grand talent et s’il est possible de l’interpréter de mille et une manières, la contribution personnelle du musicien reste assez limitée par l’esprit d’origine du compositeur.

Composer, c’est sélectionner ce qui est (ou ce que l’on trouve) esthétique et agréable à écouter. Sélectionner parmi quoi ? Parmi l’infinité des possibilités musicales. Mathématiquement il est possible d’estimer l’ensemble des possibilités musicales mais on rentre vite dans des chiffres astronomiques. Et heureusement d’ailleurs, sinon le répertoire serait limité…

Pour prendre un exemple, si on compose une mélodie de 3 notes prises dans une octave entre Do et Do, le calcul donnera 8 possibilités pour chaque note de la mélodie, donc 8 x 8 x 8 = 512 mélodies possibles. Si on ajoute les notes avec altérations, on arrive à 2197 mélodies possibles. Si on permet d’utiliser des noires, croches et double-croches comme valeurs rythmiques, on arrive à 59.319 mélodies. Tout cela pour 3 notes fortement limitées ! Pour le même exemple mais avec 5 notes, on arrive à plus de 90 millions de mélodies possibles…

Pour un morceau de musique comportant des centaines de notes, où toutes les notes et rythmes peuvent être utilisés et où plusieurs instruments peuvent intervenir, avec des nuances et sonorités différentes, les nombres deviennent tellement élevés que vous pouvez ajouter des centaines de zéros aux nombres calculés ici. Donc soyez rassuré(e)s : il y a assez de possibilités musicales pour que chaque personne sur cette planète puisse composer des millions de musiques toutes personnelles ! L’abondance règne donc…

Mais justement : cette abondance peut probablement dérouter le compositeur novice. Il y a tellement de choix possibles, comment va-t-il s’y prendre ?

La meilleure manière est la manière progressive. D’abord limiter volontairement les choix possibles. Décider par exemple de chercher un thème musical court, limité en hauteur de notes et en n’utilisant que quelques valeurs rythmiques. Puis ajouter des accords, puis choisir des instruments, ajouter des effets,…

Mais la première chose à faire, c’est d’apprendre à oser. A oser placer quelques notes à vous sur la portée et les écouter. Ensuite les garder si elles vous plaisent et les modifier ou tout recommencer si ce n’est pas le cas. Puis recommencer, travailler, corriger, tester, écouter, etc.

Je vous souhaite de bien les utiliser et de découvrir la joie que la composition peut vous apporter. Créer c’est vivre !

Dominique Vandenneucker

Concepteur du logiciel de composition et notation musicale Pizzicato.

Comment un ordinateur peut-il traiter la musique ?

Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir comment un ordinateur pouvait traiter la musique, la jouer, l’imprimer,… ?  En quelques clics de souris, vous pouvez positionner des notes à l’écran.  L’ordinateur vous les imprime sur papier, et en plus il vous les joue…  Peut-être trouvez-vous cela tout naturel, mais lorsqu’on pense au nombre incroyable d’opérations, de manipulations de données, de calculs et raisonnements qui contribuent au résultat, on ne peut s’empêcher d’être fasciné par cet exploit.  Visite guidée dans les coulisses d’un logiciel musical…

A la base de la puissance de calcul d’un ordinateur, c’est le microprocesseur.  Il permet de manipuler des nombres de manière très rapide, sous la forme d’opérations élémentaires.  Il peut en effectuer des centaines de millions, voire des milliards par seconde.  Ces opérations élémentaires sont des additions, soustractions, divisions, transfert de données en mémoire, décisions élémentaires,…  Ainsi un PC Pentium IV à 800 MHz, cela signifie que le microprocesseur est un processeur du type Pentium IV (ce qui détermine son architecture interne et les opérations qu’il peut effectuer) et qu’il peut exécuter 800.000.000 d’opérations élémentaires par seconde.

Par analogie, vous pouvez concevoir le microprocesseur comme un petit personnage qui manipule des nombres.  Il ne possède aucune intelligence propre, mais il est capable d’exécuter méticuleusement les instructions qu’on lui donne.  Il possède des tiroirs internes (appelés registres) dans lesquels il peut inscrire des nombres.  Il peut également accéder à la mémoire de l’ordinateur, qui comporte des centaines de millions de tiroirs élémentaires pouvant contenir chacun un nombre compris entre 0 et 255.  Lorsqu’on parle d’une mémoire de 128 Méga, cela est comparable à une immense armoire comportant +/- 128.000.000 de tiroirs, chacun capable de mémoriser un nombre d’une valeur comprise entre 0 et 255.  Le microprocesseur a accès à chacun des tiroirs et peut aller y lire le contenu et modifier le contenu.

Le paysage journalier du microprocesseur est rébarbatif et fort peu humain.  Il peut transférer des nombres d’un tiroir dans un autre, additionner des nombres, les soustraire, les comparer,…  Il passe son temps à cela uniquement, sans comprendre le moins du monde à quoi cela peut bien servir.  Il suit simplement les instructions qui lui sont données par le logiciel, sans la moindre réflexion.  L’intelligence apparente d’un logiciel vient de l’être humain qui l’a programmé.

Puisque le microprocesseur ne manipule que des nombres, comment peut-on alors l’amener à traiter de la musique, du graphisme, des bases de données,… ?  Tout l’art de l’informatique consiste à utiliser ces nombres pour représenter les données à traiter et ensuite traiter ces nombres de manière à réaliser les tâches désirées (imprimer une partition, écouter le résultat sonore,…).  Représentersignifie simplement ici attribuer par convention une signification. 

Ainsi pour représenter une note de musique, on choisit par convention de préciser sa hauteur par un nombre compris entre 0 et 127, dont le Do central du piano est représenté par la valeur 60.  Le chiffre 61 représentera la note suivante, le Do dièse.  62 sera le Ré, etc.  La série de chiffres 60, 62, 64, 60, 60, 62, 64, 60 représente le début de la mélodie « Frère Jacques ».  Puisque chaque demi-ton musical est représenté par une différence d’une unité, si l’on veut ensuite transposer cette mélodie une octave plus haut, il suffira d’ajouter la valeur 12 (une octave = 12 demi-tons) à chaque note de la mélodie et on aura donc la série 72,74,76,72,72,74,76,72. 

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En manipulant (addition) des nombres, l’ordinateur a manipulé (transposé) la musique.  Pour cela, il a simplement pris le nombre du premier tiroir, il y a additionné la valeur 12, et a replacé le résultat dans le même tiroir.  Ensuite il a fait de même pour les autres tiroirs.   L’exemple ci-dessus est évidemment fort simplifié, car ces 8 chiffres ne donnent que la hauteur des notes, mais pas la force à laquelle elles sont jouées, ni la durée pendant laquelle une note doit être maintenue.  Pour améliorer notre modèle on peut représenter chaque note par un groupe de 3 nombres : (hauteur, force, durée). 

Une mélodie serait alors représentée par un ensemble de groupes de 3 nombres, chacun représentant une note et ses caractéristiques (appelées couramment « paramètres »).  En ajoutant de cette manière des paramètres aux notes, on pourra affiner la représentation de cette note en nombres.  En gagnant de la précision, on augmente évidemment la quantité de nombres manipulés pour chaque note, mais rappelez-vous : le microprocesseur peut en manipuler des quantités phénoménales en très peu de temps et il vous aura transposé toute une symphonie de Beethoven en moins de temps qu’il ne vous faut pour lui en donner l’ordre.   De même, pour la représentation graphique de la partition sur une page, il s’agit de convertir les positions en nombres, représentés par exemple en dixièmes de millimètres. 

L’aspect graphique d’une note pouvant être très varié, de nombreux paramètres seront ajoutés pour pouvoir la représenter.  Plusieurs dizaines de nombres peuvent être nécessaires pour indiquer la hauteur de la hampe de la note, son sens, sa distance graphique par rapport au début de la mesure, son appartenance à un accord, à un groupe de ligatures, son altération accidentelle éventuelle,…  Une mesure pourra être représentée par un groupe de nombres, comportant sa largeur, sa position sur la page, le type des barres de mesures, la clef, l’armure,… ainsi que par un tableau de notes, de silences et de symboles.  

La portée pourra être représentée par un tableau de mesures.  Le système par un tableau de portées.  La page par un tableau de systèmes.   D’un bout à l’autre, chaque aspect de la partition est transformé en un nombre et un document musical devient un ensemble structuré de nombres représentant une partition.   D’un logiciel à l’autre, les conventions internes pour représenter les divers éléments musicaux peuvent varier très fortement, mais la méthodologie reste la même.  Si les principes énoncés ici sont simples, la mise en application devient vite complexe, car les paramètres se multiplient et se combinent pour les opérations à traiter. 

Ainsi, pour transposer une note, il ne suffit pas d’ajouter le nombre de demi-tons en plus ou en moins, mais il faut adapter son aspect graphique (déplacer sa hauteur sur la portée, recalculer le groupe des ligatures auquel la note appartient, modifier son altération accidentelle, déplacer les symboles qui lui sont attachés, etc).  Une opération peut de cette manière avoir des répercussions diverses dans le reste de la partition et le traitement peu devenir fort complexe. 

C’est donc à cela que le programmeur passe ses (milliers d’) heures de travail : décrire les manipulations des structures de données pour que l’ordinateur puisse réaliser une tâche précise.  Les séries d’instructions qui en découlent forment ce qu’on appelle un logiciel.  C’est simple, non ?

Le son qui vient ravir vos oreilles

Avez-vous déjà réfléchi au fait que tout le domaine de la musique repose sur la transmission du son, une onde physique qui fait vibrer l’air et les matériaux de votre environnement, pour que ce son se propage et vienne ravir vos oreilles ?

Ce moyen de communication physique qu’est le son est en soi un phénomène fort simple. Sous l’effet d’un choc (instrument à percussion), d’un frottement (instrument à cordes frottées) ou d’autres phénomènes physiques, un morceau de matière entraîne dans son mouvement l’air qui l’entoure et la vibration se propage dans l’air voisin et ainsi de suite. C’est comme l’effet des dominos que l’on voit parfois à la télévision : il y en a un qui tombe et les autres sont entraînés l’un après l’autre. On a l’impression que quelque chose se propage très vite, mais pourtant, chaque domino n’a bougé que d’un ou deux centimètres.

Le son dépend de la matière pour voyager. Il n’est rien en lui-même si ce n’est un mouvement de la matière. Dans le vide de l’espace intergalactique, pas de musique donc !

Le son est un bel exemple d’un phénomène simple qui lorsqu’il se combine de mille et une manières, permet d’obtenir des effets extrêmement complexes. Pensez au son d’un diapason, pur et constant. C’est la simplicité du son. Combinez les ondes sonores pour former le timbre d’un instrument comme le violon, puis combinez tous les instruments d’un orchestre et placez cet orchestre dans une salle de concert. Le nombre des paramètres, des effets d’écho, des réverbérations, le désaccord infime entre chaque instruments, etc… tout cela contribue à ce que l’effet produit par l’orchestre symphonique en concert atteigne un niveau de complexité fort élevé.

L’homme perçoit ce résultat sonore en une analyse très fine et à la fois fort subjective. Il peut y reconnaître une cohérence d’harmonies, de rythmes et de mélodies, y ressentir des émotions et des états d’esprit communiqués par le compositeur. Son propre vécu influence bien entendu sa perception de la musique et les impressions ressenties varieront d’une personne à l’autre.

Prenons maintenant l’aspect purement mécanique et objectif. A tout moment, chaque particule d’air de la salle de concert a une position bien précise. Autrement dit, si on pouvait « arrêter le temps », on pourrait théoriquement relever la position de chaque particule de l’air à ce moment précis. Une fraction de seconde plus tard, cette particule d’air a bougé dans une direction, emportée par la vague de mouvement sonore.

Puis elle revient à sa position de départ, et ainsi de suite, au gré des différentes vibrations qui la parcourent. Si on pouvait « accrocher un crayon » à cette particule d’air et faire défiler une bande de papier sous le crayon, on obtiendrait le graphique de la vibration de l’air en fonction du temps et ce graphique dans toute sa longueur représenterait le concert symphonique joué dans cette salle.

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Du moins en prenant le point de vue de la particule d’air en question, car une particule d’air située de l’autre côté de la salle percevrait probablement l’ensemble un peu différemment, vu sa position. Si on rassemblait ensuite toutes les bandes de papier correspondant à diverses positions dans la salle, on pourrait observer que les graphiques seraient parfois fort différents. Pourtant, les personnes situées à ces positions auraient entendu le même concert. Comment expliquer cela ?

Pour comprendre ce phénomène, il est bon de se rappeler comment fonctionne l’oreille qui nous permet de percevoir le son. Elle comporte un très grand nombre de petits « capteurs », chacun sensible à une fréquence de vibration sonore très précise. En théorie, le son d’un diapason (son pur à une seule fréquence) n’activerait qu’un seul de ces capteurs. Si on fait vibrer un second diapason, à une fréquence différente, un second capteur s’active,…

Dès que deux vibrations simples se superposent, un phénomène nouveau apparaît : quand est-ce que la seconde vibration a commencé sa vibration par rapport à la première ? Elle peut commencer alors que la première vibration était au point central de sa vibration, ou un peu plus tard, ou avant,… On appelle ce décalage la phase de la vibration.

Une expérience montrerait que peu importe la phase, car une personne n’entendra pas la différence. Autrement dit, l’oreille est sensible à la fréquence des vibrations qui la frappent et non à la forme exacte résultant du tracé de la position d’une particule d’air proche. Cette nuance est très importante pour aborder le domaine de la synthèse sonore, car la phase de l’onde sonore n’est pas perçue par l’oreille. Remarquons qu’une variation progressive de la phase d’une vibration pourra être perçue par l’oreille. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une variation de phase correspond mathématiquement à une légère variation de fréquence et que l’oreille est très finement sensible à la fréquence.

Nous reviendrons le mois prochain sur les caractéristiques plus précises du son. Une plus grande compréhension du son et de ses phénomènes permet d’aborder la musique sous différents points de vue et de construire une théorie de l’harmonie, ce qui peut se répercuter sur le compositeur.

Dominique Vandenneucker

Concepteur du logiciel de composition et notation musicale Pizzicato.

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