Rythme, instrumentation et arrangement

En composition, lorsque vous possédez une mélodie et des accords qui l’accompagnent, vous avez déjà beaucoup. Mais il reste encore un grand travail à effectuer. A ce stade, votre musique peut prendre de nombreuses formes qui influenceront le résultat final de manière déterminante. Vous pourriez jouer la mélodie et les accords au piano, ou avec Pizzicato, écouter le résultat écrit sur deux portées. Vous avez le squelette et à partir de là, vous devez déterminer tous les détails de l’aspect définitif de votre oeuvre.

Le rythme, l’instrumentation et l’arrangement sont les éléments principaux à compléter.

Pour ce qui est du rythme, votre mélodie a probablement déjà un déroulement temporel précis. Pour être plus riche, l’accompagnement devra avoir sa propre indépendance rythmique, mais devra se combiner ou se compléter avec les rythmes de la mélodie, afin de garder une cohérence de l’ensemble. Si l’accompagnement suivait simplement le même rythme que la mélodie, celui-ci n’enrichirait pas le résultat final, en tout cas en ce qui concerne l’aspect rythmique. Un accompagnement qui complètera les rythmes de la mélodie rendra le résultat plus intéressant et varié et créera différents plans ou couches sonores indépendantes mais cohérentes. Evitez donc de recopier les mêmes rythmes à l’accompagnement, mais variez. Par exemple si votre mélodie comporte des noires qui se suivent, essayez un accompagnement en croches, ou en blanches, etc… Découvrez des combinaisons rythmiques qui se synchronisent régulièrement avec le rythme de la mélodie, mais sans être identiques. Orientez l’accompagnement pour qu’il réponde à la mélodie, par exemple aux moments où la mélodie comporte des temps de silence.

Pour l’instrumentation, là aussi un grand nombre de possibilités s’ouvrent à vous. Une unique mélodie peut être jouée par de nombreux instruments différents. Essayez et découvrez quel instrument parviendra à rendre le plus de sens ou de vie à votre mélodie. Votre mélodie est-elle lente et triste ? Rapide et joyeuse ? Profonde et grave ? Essayez de la jouer avec différents instruments et écoutez le résultat. Gardez l’instrument qui permet à votre mélodie de s’exprimer le plus adéquatement. Pour choisir l’accompagnement, décidez le style du morceau que vous voulez. Est-ce une musique avec une rythmique régulière ? Est-ce orienté variété, jazz, rock, bossa-nova ? Ou est-ce une musique plus orchestrale que vous voulez ? Ou peut-être un petit ensemble, un duo (piano + flûte) ? Une même mélodie pourra souvent être accompagnée par divers styles, ce sera à vous à tester et décider.

L’arrangement consiste en la manière dont les différents instruments vont s’enchaîner pour créer le tout. Une fois les instruments choisis, il faut les agencer de manière à obtenir une progression et une richesse croissante. Il faut maintenir l’intérêt de vos auditeurs. Par exemple, si vous exposez plusieurs fois la mélodie principale, vous pouvez la jouer avec différents instruments, la transposer, la doubler par un autre instrument,… Evitez aussi que tous les instruments jouent ensemble pendant toute la durée du morceau. Alternez-les, accordez-leur des temps de pause. N’oubliez pas que le silence d’un instrument permet de mieux le mettre en valeur lorsqu’il recommence à jouer et que les silences, que ce soit à l’accompagnement ou à la mélodie, font partie du discours musical, comme du discours parlé. Un bon conférencier placera des temps de silence. Il en est de même pour la mélodie ou l’accompagnement d’un morceau de musique.

Pour mettre en oeuvre ces éléments et vous y habituer, vous pouvez simplement reprendre des mélodies et des accords de morceaux connus. Ecrivez-les sur deux portées et ensuite décidez de créer un arrangement dans un style donné, même s’il est différent du style original du morceau. Vous pouvez comme cela faire preuve de créativité sur de bonnes bases mélodiques et harmoniques. C’est un très bon exercice et je ne peux que vous le conseiller.

Dominique Vandenneucker

Concepteur du logiciel musical

Partitions de musique du domaine public, sous copyright, oeuvres dérivées – quelques problèmes techniques et légaux résolus par les orchestres et les chefs de choeurs – l’aide des logiciels musicaux

Copyright, domaine public et travaux dérivés en général

Le copyright est un cadre légal qui offre à un auteur le droit de contrôler comment son travail est utilisé, incluant le droit exclusif de reproduire, distribuer, adapter, publier, afficher et interpréter une oeuvre. Il peut protéger une oeuvre musicale aussi bien qu’un logiciel ou une base de donnée.

Au contraire, le domaine public inclut tous les travaux qui ne sont pas protégés par un copyright, pour différentes raisons – le travail a été publié avant la naissance de la notion de copyright et des lois sur le copyright, le copyright a expiré ou il a été perdu.

Le statut légal d’une oeuvre dérivée (= adaptée) est généralement une source de questionnement pour les orchestres et les chefs de choeurs, d’autant plus que parfois les versions originales de ces travaux sont difficiles à trouver et il est donc parfois difficile de dire si telle oeuvre et/ou son adaptation fait l’objet d’un copyright ou non.

En fait, pour être protégé par un copyright, un nouvel arrangement d’une oeuvre d’origine doit contenir plus qu’une espèce de «cocktail de variations pianistiques. Quelque chose, en substance, doit être ajouté qui fait de la pièce étendue un nouveau travail dans lequel l’ancien est contenu tout entier» (Kraslovsky & Shemel, This Business of Music, 1995).

Partitions de musique et domaine public, comment faire jouer et/ou faire imprimer une oeuvre dérivée en toute légalité

Le type de questions que les orchestres et chefs de choeurs ainsi que les organisateurs de concerts doivent résoudre avant toute performance s’apparente à ce genre de questions:

  • Quand la partition de musique a-t-elle été écrite? Dans quel pays?

  • Est-ce que cette partition est une oeuvre dérivée? Est-ce que c’est un arrangement?

  • Est-ce que c’est un travail collectif?

  • Est-ce que la partition inclut des éléments du domaine public? (idées, mélodies, titres, formes musicales, etc)

En matière d’impression, puisque les oeuvres dérivées sont des arrangements écrits d’une pièce de musique créée par un compositeur spécifique, ils ne peuvent pas être imprimés et vendus sous forme de livres ou feuillets par d’autres personnes sans l’autorisation du compositeur (qui peut demander un prix de son choix pour cela ou même refuser de donner son autorisation).

NICE sheet music book

Sheet music arrangements and derivative works, the help of music software

Je dois signaler aux compositeurs qui veulent créer une oeuvre dérivée qu’ils peuvent trouver un support adéquat en utilisant le logiciel de composition et notation musicale o create a derivative Pizzicato (http://www.arpegemusique.com), vu qu’il inclut bon nombre de fonctionnalités intuitives qui les aideront à développer leur créativité auprès de pièces de musique spécifiques et qu’ils aiment.

Musicalement,

Françoise Delsaux

Arpège Musique

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L’analyse des accords musicaux avec le logiciel Pizzicato

Continuons notre promenade informelle dans l’univers de la composition musicale. Nous avions identifié le rythme, la mélodie et l’harmonie comme des piliers de la composition. Chacun d’eux peut être utilisé comme base pour découvrir les deux autres. L’idée est que chacun de ces éléments doit être en symbiose avec les autres, de manière à créer une cohérence dans l’oeuvre.

Si vous possédez déjà une mélodie, essayez de la transcrire en note dans Pizzicato en utilisant les outils des notes ou en jouant votre mélodie sur un clavier musical en enregistrement direct. Voyez quelles sont les notes principales de la mélodie et celles-ci vous aideront à découvrir les accords qui pourront l’accompagner agréablement. Vous pouvez par exemple utiliser les fonctions d’analyse d’accord de Pizzicato Professionnel. En sélectionnant une ou plusieurs mesures, le programme analyse les notes se trouvant dans ces mesures et en déduit un tableau des accords les plus probables que vous pouvez utiliser. Le programme propose par exemple un accord par mesure (celui qui possède la plus grande probabilité de cohérence avec les notes de cette mesure) et ensuite vous avez un choix multiple vous permettant de sélectionner les autres choix possibles et de les écouter. Pour cela il faut combiner les outils d’analyse d’accord et ceux permettant ensuite de transformer les accords en notes d’accompagnement.

Pour effectuer cette analyse, Pizzicato procède de la manière suivante. Un tableau des 12 notes de base est créé : Do, Do#, Ré, Ré#,… jusqu’à Si. Les enharmonies sont négligées (Do# égal Ré b). Pour chaque note présente dans la mesure analysée, on calcule sa valeur rythmique et on incrémente la présence de la note parmi les 12 du tableau de base en proportion de sa durée rythmique. En d’autres termes, on initialise un tableau de 12 notes avec une valeur nulle pour chacune. Puis on prend la première note de la mesure. Si c’est par exemple un Fa noire, la case Fa du tableau se voit ajouter une valeur de 480 (chiffre arbitraire pour mesurer la durée de la noire). Un La en croche augmentera la case La du tableau avec une valeur de 240 (la moitié d’une noire de 480), et ainsi de suite. Lorsque toutes les notes de la mesure ont été analysées, Pizzicato se retrouve avec un tableau reprenant la présence statistique des notes de la mesure.

Les notes ayant le plus haut taux de présence sont alors considérées comme appartenant à un accord qui sonnerait bien avec la mesure. Dans la phase suivante, Pizzicato analyse tous les accords possibles et compare chaque accord à son tableau. Ensuite il range les résultats dans l’ordre à partir du meilleur et en descendant vers les accords les moins probables. L’analyse proposée à l’écran indique d’abord pour chaque mesure l’accord statistiquement le meilleur. Un choix multiple permet ensuite de visualiser et sélectionner les autres.

Pour limiter le nombre des choix possibles, Pizzicato vous permet également de choisir une gamme de départ, ce qui supprime automatiquement de nombreux accords possibles. Un autre avantage de sélectionner une gamme est que cela rend la mélodie plus cohérente. En effet, si vous analysez une mélodie de 10 mesures, Pizzicato pourra vous aider à repérer la gamme idéale à laquelle cette mélodie appartient et la recherche d’accords pourra se limiter aux accords de cette gamme.

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Cette analyse peut se faire aussi bien sur une seule mesure que sur plusieurs instruments comme par exemple pour toutes les voix d’une chorale ou les instruments d’un orchestre. En fait, au plus il y a de voix différentes analysées, au plus l’accord est déjà déterminé et au moins il y aura de possibilités. La fonction de recherche d’accord vous aide alors à découvrir les noms des accords implicitement contenus dans un morceau de musique.

Bien entendu, cet outil d’analyse et de recherche d’accords a ses limites. Il est basé sur le principe de cohérence entre les notes d’une mélodie et l’accord qui l’accompagne. Comme nous l’avons vu le mois dernier, la cohérence n’est pas nécessairement synonyme de beauté et d’esthétique. Mais pour celui qui ne connait rien aux accords et à l’harmonie, reconnaissons que c’est déjà un bon pas en avant. Les accords proposés peuvent être écoutés et un choix multiple permet à l’utilisateur de tester les différents accords les plus probables et de sélectionner ceux qui s’enchaînent le mieux pour donner l’effet que le compositeur désire.

Vous trouverez dans le manuel écran de Pizzicato Professionnel (ainsi que sur notre site) des leçons sur les accords, leurs constructions et leurs enchaînements. Ces informations pourront vous aider à comprendre un peu mieux la manière dont les accords sont formés.

Dominique Vandenneucker

Concepteur de Pizzicato.

La mélodie et l’harmonie

La mélodie est l’un des traits caractéristiques d’une oeuvre. Dans une mélodie, il y a les notes jouées mais également les valeurs rythmiques de chaque note. Cette combinaison « notes+rythmes » donne son trait personnel à une composition.

Une mélodie bien conçue donnera déjà une pulsion rythmique à l’oeuvre ainsi qu’une idée du parcours harmonique, même lorsque la mélodie est jouée seule. On pourra y distinguer des notes principales et des notes secondaires. Les notes principales seront les notes placées sur les temps forts (premier et troisième temps d’une mesure en 4/4 par exemple, ou premier temps d’une mesure en 3/4,…) ou celles qui dureront plus longtemps, sur lesquelles la mélodie se reposera ou se terminera. Les notes secondaires seront des notes généralement plus courtes, placées sur des temps faibles (second et quatrième temps d’une mesure en 4/4, second et troisième temps d’une mesure en 3/4,…) ou des contretemps (croches 2, 4, 6 et 8 dans une mesure de 8 croches en 4/4,…) et destinées à orner les notes principales, à servir de passage entre les notes principales.

Essayez dès le début de placer vos mélodies dans une structure rythmique. Pratiquement, comptez par exemple de 1 à 4 (mesure en 4 temps) en renforçant les temps 1 et 3, battez le rythme avec votre pied et laissez-vous aller à chantonner un air de votre inspiration. Donnez des points d’appui à votre mélodie sur le premier temps afin de bien marquer celui-ci.

L’harmonie est l’art de combiner plusieurs notes pour former un tout harmonieux à l’oreille. L’écoute simultanée de deux ou plusieurs notes provoque des battements agréables ou désagréables à l’oreille, selon les rapports des hauteurs des notes combinées. Le côté « agréable ou désagréable à l’oreille » est évidemment subjectif. En règle générale, plus les rapports mathématiques des fréquences sont simples, plus l’écoute sonnera « juste ».

Par exemple, en jouant un Do et un Sol le rapport mathématique est de 3/2, ce qui sonnera fort juste. Un Do et un Si donneront un rapport de +/- 15/8 et sonnera moins juste que le rapport 3/2. Ainsi on pourrait établir une échelle classifiant les intervalles sur une échelle de « justesse ». En combinant plusieurs notes dans un accord, cet accord pourrait se voir attribuer un « coefficient de justesse », fonction des rapports de chacune des notes avec les autres.

Remarquez que l’on distingue ici les termes « juste » et « agréable à l’oreille ». La qualité de justesse d’un accord pourrait en effet être calculée comme indiqué ci-dessus, mais cela n’impliquerait pas qu’un accord juste soit nécessairement agréable… En effet, le caractère agréable ou esthétique dépendra du contexte dans lequel on utilise l’accord et ce que l’on veut qu’il exprime. Un accord trop « juste » pourra sonner « creux » car il ne possède pas assez de richesse dans son contexte pour exprimer ce qu’on attend de lui. Tout cela reste donc assez subjectif et dépend directement de ce que le compositeur veut exprimer.

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Dès que plusieurs notes différentes sont entendues simultanément, un accord se forme. L’harmonie étudie les diverses combinaisons de sons, les classifie sous la forme d’accords et établit des règles pour enchaîner ces accords afin de former une progression harmonique ou progression d’accords. C’est le point de vue « vertical » de la musique, car on regarde principalement la formation des accords, formés verticalement sur la partition par le jeu simultané de plusieurs notes. D’autre part, le contrepoint se penche plus sur l’aspect « horizontal » du parcours de plusieurs mélodies simultanées. L’harmonie et le contrepoint se complètent donc et fournissent ensemble des règles pratiques pour la composition.

Une règle qui peut être utilisée pour l’enchaînement des accords est que chacune des mélodies qui en découlent soit agréable à l’oreille. En écoutant des mélodies diverses, vous vous rendrez compte qu’il y a des passages mélodiques qui impliquent presque automatiquement la note suivante. C’est comme si on pouvait deviner la note qui va suivre, tellement la mélodie tend naturellement vers celle-ci. Lorsque plusieurs mélodies se combinent pour former des accords, ce phénomène se produit à l’intérieur des accords et peut donner cette même impression d’un accord qui va suivre irrésistiblement un autre.

L’harmonie explique notamment cela par la « résolution » des accords. Une note apparaît dans une des mélodies et crée une tension (autrement dit, un intervalle avec un coefficient de justesse plus bas que la moyenne) qui demande à se résoudre de manière naturelle vers une autre note. Lorsque cette autre note est jouée, l’accord est donc modifié : on dira qu’il s’est résolu.

Si l’harmonie n’existe que par la multiplication des notes, une mélodie unique peut malgré tout déjà suggérer une harmonie, car cette mélodie contient plusieurs notes jouées successivement et lorsque l’on prend les notes principales de la mélodie et qu’on les joue simultanément, on obtient selon les cas un accord de plusieurs notes, qui peut être utilisé pour orienter l’accompagnement et générer une harmonie.

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Vu les liens intimes existant entre la mélodie, le rythme et l’harmonie, chacun de ces trois éléments peut aider à démarrer une composition et à inspirer les deux autres. Ainsi, un accord peut inspirer une mélodie par l’utilisation des notes de cet accord comme piliers de la mélodie (notes principales) entre lesquelles on utilisera les notes de passage. Nous verrons cela plus en détail plus tard. En attendant, j’espère que tout ceci pourra vous donner une vue plus claire de la composition et vous motivera à composer plus…

Dominique Vandenneucker

Concepteur de Pizzicato.

Les professeurs de musique et leurs aspirations – la technologie dans les académies de musique

 

La formation des professeurs de musique et leur carrière: la collégialité

En certaines occasions, en certains lieux, il peut arriver qu’il y ait pénurie de professeurs de musique. C’est pourquoi leur recrutement est une priorité et une priorité majeurs – à côté de l’évaluation des étudiants, l’instruction musicale des enfants et la technologie musicale.

Poursuivre l’enseignement musical en tant que carrière est une décision importante que les étudiants en musique qui sont dans l’enseignement supérieur prennent suite à des rencontres avec des professeurs remarquables, à des expériences et à des événements (tels que la possibilité de donner des cours à des étudiants plus jeunes, des concerts, des concours), à l’influence de leurs parents et à l’examen minutieux de leurs sentiments personnels (amour de la musique, appel à enseigner).

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Les professeurs de musique expérimentés ne manquent pas de parfaire leur formation via des sessions et des cours dans un contexte collégial. La collaboration et la collégialité semblent essentielles dans un contexte où le travail d’enseignement apparaît comme une activité isolée (le professeur est généralement seul dans sa classe, «face» à ses élèves, cela ne veut pas dire qu’il y a une opposition entre ses élèves et lui, mais il reste qu’il est seul responsable de la transmission du contenu et de la vérification de son acquisition).

Les professeurs de musique utilisent la technologie – pas de technologie en classe sans eux

Les professeurs de musique veulent se sentir importants et impliqués dans leur cadre de travail, c’est bien naturel. Pour cette raison, le principal joue un rôle important de valorisation et d’apport d’information. En effet, comme beaucoup de professeurs de musique passent beaucoup de temps à réfléchir, à analyser leur pratique, à écrire des comptes-rendus sur ce qu’ils enseignent et sur la manière dont ils le font, le principal doit les aider à déterminer les meilleures pratiques dans le cadre de l’établissement musical spécifique où ils enseignent.

Par ailleurs, à l’heure actuelle, les professeurs de musique peuvent tailler leur expérience professionnelle quasiment sur mesure grâce à différents programmes d’approfondissement ou de découverte. Ces programmes portent souvent sur l’emploi de la technologie en classe, la créativité en matière de transmission du savoir et des techniques de composition. En matière de technologie musicale, comme les enseignants, que ce soit au niveau national, régional ou local, enseignent la musique classique, ils utilisent souvent des logiciels orientés sur la création de partitions.

C’est habituellement le directeur d’établissement et un petit cercle de professeurs qui génère, en accord avec des programmes, de nouvelles voies d’apprentissage, qui commence à utiliser de nouveaux outils et à les partager avec les autres enseignants. Ceux-ci, parfois, assurent ensuite le relais afin que les élèves puissent en bénéficier. C’est ce que j’ai vu moi-même dans un certain nombre d’académies de musique, rencontrant régulièrement des directeurs et enseignants afin de leur donner de l’information sur le logiciel de composition et notation musicale Pizzicato.

En tout lieu, je rencontre des directeurs d’académie cultivés et dans un certain nombre de cas ils ont déjà acquis un logiciel pour leur propre travail (préparation d’examens, concerts dans le cadre de leur école, composition musicale personnelle, etc.), que ce soit Pizzicato ou un autre, parfois ils en ont même plusieurs.

Et de temps à autre il y a là un pédagogue très motivé ou une équipe pédagogique qui est vraiment très préoccupée par la diffusion de la technologie auprès des jeunes parce qu’elle sait que si les étudiants ont un outil à la maison, ce sera un atout pour eux dans le cadre de l’apprentissage de la musique.

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Dans ces cas-là, j’ai conscience de faire un travail utile quand je présente le programme gratuit pour l’éducation de Arpège Musique pour les écoles, les enseignants, les étudiants et les chorales, programme qui offre à tous les acteurs de l’éducation musicale la possibilité de télécharger gratuitement notre logiciel de notation musicale « Pizzicato Loisirs » : tout le monde peut s’enregistrer librement à la page http://www.arpegemusique.com/logiciel-education-musicale.htm#B4

Pour les professeurs déjà informatisés qui ont des compétences en matière de technologie musicale et qui n’auront aucune difficulté à maîtriser Pizzicato, je recommande 8 produits pour créer et transcrire de la musique à un prix préférentiel. Ce second programme éducation, payant mais tout à l’avantage des acteurs de l’éducation musicale, est présenté de manière complète ici: http://www.arpegemusique.com/education.htm. Il offre des ristournes exceptionnelles sur des logiciels de très haute qualité.

J’espère qu’en les découvrant et en les présentant, les professeurs de musique seront à même d’approfondir, renouveler et partager leur amour de la musique et ainsi contribuer activement à la formation de futurs enseignants. Dans un contexte qui voit l’importance de la technologie, un logiciel musical comme Pizzicato peut contribuer en partie à servir la cause de la musique.

Musicalement,

Françoise Delsaux

Arpège Musique

Programme éducation

La mélodie : progressivement, vous trouverez votre chemin !

Vous désirez composer et vous vous demandez comment vous y prendre ? Avant tout, délivrez-vous de l’idée fixe comme quoi il existerait une méthode unique que l’on apprend au conservatoire ou à l’Académie de musique et qu’il suffit de suivre la méthode pour arriver à composer. Il existe probablement autant de méthodes pour composer que de compositeurs.

Vous pouvez en gros répartir les aspects de la composition en quatre zones distinctes : la mélodie, l’harmonie, le rythme et l’arrangement. Peu importe le type de musique composée (du hardrock au chant grégorien), vous retrouverez ces quatre éléments fondamentaux sous une forme ou une autre, même rudimentaire. Cette séparation en quatre éléments permet d’organiser ou d’analyser la musique plus facilement, mais il est clair que ces éléments sont interdépendants.

La mélodie est souvent ce que l’on retient le mieux du discours musical. On la chante sous la douche ou en travaillant. C’est l’élément caractéristique de l’oeuvre, sa marque de reconnaissance. C’est d’ailleurs sur ce critère que les sociétés de droit d’auteur se basent principalement pour attribuer le droit au compositeur. La mélodie est intimement reliée au rythme, qui lui donne sa structure temporelle. Pour composer une mélodie, l’inspiration pourra vous guider. Oui, mais vous me direz « Et si je n’ai pas d’inspiration ? »…

Développez-la ! Je définirais l’inspiration en musique comme l’art d’exprimer votre état d’être, votre vie, vos idées,… sous forme musicale. Si vous n’avez jamais touché une raquette, comment apprenez-vous à jouer au tennis ? Avec un peu de théorie bien sûr, mais surtout et principalement en jouant au tennis ! Donc pour composer vos premières mélodies, n’attendez pas un long discours qui vous dicterait les notes à écrire selon des règles strictes et fixées une fois pour toutes. Laissez-vous aller et placez vos premières mélodies sur la portée ou au clavier musical. Faites-le encore et encore, écoutez-les, modifiez-les, corrigez-les, travaillez-les. L’expérience acquise vous aidera à sélectionner plus facilement ce qui vous plaît et ce qui exprime ce que vous ressentez. Ce qui nous amène à un élément encore plus fondamental…

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Cela présuppose que vous ayez quelque chose à exprimer ! Une table, une voiture ou un ordinateur n’ont rien à exprimer, mais en tant qu’être humain, vous avez des tas de choses à exprimer et à communiquer. Rappelez-vous bien une des différences fondamentales entre l’ordinateur et l’homme : l’ordinateur n’a rien à exprimer. S’il s’exprime, ce n’est qu’une apparence programmée par l’homme. Ce n’est qu’un outil. Il ne pense pas, ne vit pas et n’exprime rien qui lui soit personnel puisqu’il n’a aucune personnalité inhérente. Il exécute machinalement des réactions ou des raisonnements dictés et créés par l’homme pour ses propres besoins. Donc si l’ordinateur en apparence peut composer, rappelez-vous qui l’a programmé : l’être humain. Et si un jour, comme je le crois possible, une oeuvre formidable pourrait être composée par un logiciel de manière autonome, ne vous trompez pas : applaudissez le programmeur qui a écrit le logiciel, mais pas l’ordinateur !

Vous vous demandez peut-être « Mais que vais-je exprimer musicalement…? » Vous pouvez partir de presque n’importe quoi. Prenez une émotion et exprimez-la musicalement. Vous êtes triste, vous êtes joyeux, vous êtes amoureux, vous jouez avec vos enfants, vous coupez du bois, vous êtes dans le métro, vous vous promenez dans les bois,… chaque situation de la vie peut vous inspirer et s’exprimer musicalement. Bien entendu, le langage musical est différent du langage parlé. Il possède une large part de subjectivité. Il n’y a pas de mélodie prédéterminée pour traduire la phrase « Je t’aime mon amour ! » (en particulier, ce sujet a été exprimé par des millions de mélodies les plus diverses à travers tous les âges). La tristesse comme l’enthousiasme peuvent s’exprimer de mille et une manières. Définissez tout d’abord clairement ce que vous voulez exprimer et puis,…lancez-vous à l’eau : placez vos notes ou utilisez votre clavier musical, écoutez-les, corrigez-les, travaillez-les,… enfin vous commencez à comprendre je crois.

Tout ce qui précède ne veut pas dire qu’aucune méthode ne peut être enseignée. Bien au contraire. Mais une méthode ne vous sera utile que si vous la considérez comme une méthode et non pas comme la méthode. Ne la considérez pas comme un passage obligé, quelle qu’elle soit, mais comme un guide possible, un départ pour développer votre méthode. L’étude du contrepoint, de l’harmonie, de la fugue, la lecture de traités sur la composition vous apprendront beaucoup. C’est une source de connaissance et de savoir-faire inestimable, surtout lorsque l’auteur est un compositeur qui a fait ses preuves. Combinez les deux : pratique et étude théorique et avec de la persévérance (eh oui, il en faudra toujours !) vous parviendrez inévitablement à composer.

Pour composer une mélodie, vous pouvez partir d’une gamme, d’un ensemble de notes formant une présélection. Alignez-les sur la portée, écoutez-les ou jouez-les sur un clavier musical. Ensuite, écoutez les diverses combinaisons possibles dans le temps et chaque fois qu’un élément de mélodie vous plaît, gardez-le. Supprimer ce qui ne retient pas votre attention, faites le tri. Disons-le franchement : si vous ne ressentez aucune inspiration au début, placez simplement vos notes de manière aléatoire, au hasard parmi quelques notes sélectionnées tout aussi arbitrairement. Multipliez les combinaisons et ensuite écoutez et sélectionnez ce qui retient votre attention et supprimez le reste. Progressivement, vous y trouverez votre chemin.

Le logiciel musical Pizzicato devrait vous y aider (voyez http://www.arpegemusique.com).

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Dominique Vandenneucker

Concepteur de Pizzicato

Logiciels musicaux et sociabilité – Enseignement supérieur, espace social, santé – le rôle du logiciel

 

Lorsqu’on parle de logiciel musical en relation avec la vie sociale, il est possible d’évoquer ce qui a trait à l’éducation, mais aussi la santé et les capacités ou les incapacités. En effet, le développement des compétences sociales suppose une bonne santé (physique et mentale) et la capacité de maîtriser ses émotions en présence d’autres personnes.

Cherchant des travaux traitant de ces sujets, j’ai trouvé 3 types de documents :

  • Des études parlant du développement des compétences sociales en matière d’éducation musicale
  • Des articles sur les liens entre musique et espace social
  • Des recherches liées aux avantages de produire et d’utiliser la musique et l’informatique musicale pour aider des personnes autistes et dyslexiques

J’en retire les quelques éléments de réflexion suivants, en espérant que cela sera utile aux musiciens impliqués dans la vie sociale.

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L’enseignement supérieur

L’enseignement supérieur est un lieu d’étude comme un autre, solitaire: écouter un professeur suppose le silence, la prise de note, la préparation des examens suppose la mémorisation, …

C’est pourquoi les étudiants apprécient tant la création d’événements musicaux dans le cadre des activités éducatives qui leur sont destinées. Ces activités leur permettent de tester leurs capacités musicales réelles aussi bien que leur créativité dans le cadre de groupes. Et par ailleurs ils peuvent devenir amis avec d’autres jeunes pleins de talents comme eux, renforçant leurs compétences sociales, leur confiance en eux et leur satisfaction.

Lors de telles expériences, les étudiants augmentent leurs capacités de lecture à vue et leurs compétences en matière d’écoute aussi bien que leur habileté à ressentir des émotions grâce à la musique. Les études montrent que jouer dans des groupes leur permet aussi bien de développer leurs capacités individuelles que leurs capacités sociales. Ecouter les autres leur permet de développer une écoute qui est plus interne ou intériorisée.

L’espace social

Quand l’étude de la musique n’a pas pour principal l’objectif l’obtention d’un diplôme et l’engagement dans une carrière:

  • les objectifs personnels sont l’expression de soi, le divertissement, l’augmentation de ses talents, l’utilisation intelligente de son temps libre
  • les motivations musicales sont l’amour de la musique, le désir de jouer pour soi-même et pour les autres, le souhait de connaître mieux la musique
  • les attentes sociales sont la rencontre avec de nouvelles personnes et le désir d’appartenir à un (nouveau) groupe qui n’est pas lié à la principale source de revenu (ce groupe peut être lié à une forme de vie spirituelle)

Généralement, ces situations concernent les adultes. Les bénéfices que ceux-ci retirent de leur engagement en musique sont nombreux. L’engagement dans des chorales et ensembles genèrent des émotions positives ainsi que de nouvelles compétences en matière de socialité et de créativité. Faire de la musique peut aussi aider les adultes à effectuer une transformation de nature socio-politique et faire en sorte qu’ils se perçoivent comme étant en bonne santé, comme ayant une bonne qualité de vie et une vie intellectuelle satisfaisante.

La santé

En matière de relations entre musique et santé, j’ai trouvé des références à l’autisme – et aussi à la dyslexie, mais je ne m’y attarderai pas ici.

Le problème principal de la personne autiste est le manque d’habileté à développer des compétences sociales. Or l’image de soi et l’estime de soi d’une personne sont développées à travers les relations avec les autres. C’est pourquoi la personne autiste a beaucoup à faire pour créer des codes personnels afin d’établir des communications sociales (examinant les couleurs et toutes sortes de signes qui quelque part ont pour fonction, à ses yeux, d’autoriser la communication entre la personne autiste et toute autre personne).

Comme les couleurs et les arts graphiques, les sons et la musique peuvent aider des thérapeutes spécialisés à établir des interactions avec des personnes autistes. Aux Etats-Unis, il y a quelques années, une thérapie active de 52 semaines a été proposée à de jeunes adultes frappés d’autisme sévère. Cette thérapie offrait une session de 60 minutes par semaine. Son but était de faire en sorte que, lors des activités musicales, les jeunes adultes soient plus «présents» qu’«absents» et de bons résultats furent obtenus. En conséquence il apparaît que la musique peut contribuer à soigner les symptômes de l’autisme et également à faire acquérir des compétences musicales à des personnes autistes.

Cela en dit long sur le pouvoir de la musique. Maintenant, je ne prendrais certainement pas le risque d’écrire que la technologie pourrait être d’une quelconque utilité dans ces situations qui requièrent la plus grande humanité, le contact visuel et gestuel entre les personnes. Je n’ai pas trouvé d’étude liée aux liens entre maladies physiques et musique.

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Cela signifie probablement que la thérapie musicale s’intéresse davantage aux maladies mentales et psychologiques ou aux troubles de l’apprentissage qu’aux malaises physiques. Néanmoins, cela ne veut pas forcément dire que la musique ne peut pas aider dans des cas de leucémie, de cancer et autres maladies liées au corps. Même si la musique ne peut apporter «que» de la joie, est-ce que la joie n’est pas une chose importante? Quelques documents importants restent sûrement à trouver et je chercherai à nouveau plus tard.

Le rôle du logiciel

Dans le cadre de l’éducation musicale au niveau supérieur et de la pratique des adultes, un logiciel musical est un outil qui peut servir de support aux étudiants et aux enseignants, aux choristes et aux chefs de choeurs.

Aussi, si vous êtes enseignant ou étudiant (ou directeur d’une académie de musique), chef de choeur ou choriste, vous pouvez recevoir gratuitement un tel outil pour former des choristes débutants ou des étudiants soit plus jeunes, soit moins expérimentés que vous.

En effet, chez Arpège Musique, nous offrons notre logiciel de notation musicale « Pizzicato Loisirs » gratuitement en téléchargement via un système de coupons (quelque soit le nombre de logiciels requis). Tout le monde peut s’enregistrer gratuitement ici: http://www.arpegemusique.com/logiciel-education-musicale.htm#B4

Musicalement,

Françoise Delsaux

Arpège Musique

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